Santé, Sport & Bien-être

À chacun son sommeil !

17 mars 2017

Pour la 17e année consécutive, la Journée du sommeil invite les Français à mieux connaître le sommeil, pour mieux en prendre soin et préserver ainsi leur capital santé. La thématique de cette édition 2017 : le « dormir-ensemble » et les solutions pour en limiter les impacts négatifs.

Depuis 2001, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) œuvre pour que le sommeil et ses pathologies soient reconnus comme un enjeu de santé publique. L’association organise ainsi chaque année une journée nationale de prévention et de sensibilisation du grand public, et publie à cette occasion une grande enquête thématique sur le sommeil des Français.

Cette année, l’INSV consacre sa 17e Journée du sommeil à une dimension encore peu connue : le « co-sleeping » ou « dormir-ensemble ». Une mise en lumière de nos habitudes de compagnonnage nocturne qui permet d’évaluer l’influence de la présence d’un co-dormeur – adulte, enfant ou… animal – sur notre propre sommeil.

Dormir seul ou pas : quel impact sur le sommeil ?

Selon cette étude, 50 % de Français dorment en couple et, pour un quart d’entre eux, leur repos en est perturbé. La plus forte gêne provient des mouvements de l’autre, puis viennent les ronflements (qui touchent 35 % des Français), les bruits de respiration, des horaires de coucher ou de lever différents et, enfin, une trop forte chaleur sous la couette. Le dormir-ensemble, c’est aussi dormir avec un enfant, qui concerne près de 25 % des Français ayant un enfant au domicile. Les principales raisons : pleurs nocturnes ou demande de l’enfant, absence d’un parent… Or, dans presque la moitié des cas, les effets sur le sommeil de l’adulte sont délétères.

« Enfant, adolescent ou adulte, petit dormeur ou gros dormeur, du matin ou du soir, nous n’avons pas tous les mêmes besoins en sommeil, rappelle le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’INSV. Ne pas respecter ce besoin nous expose, à terme, à des risques pour la santé qui sont avérés. » Car la privation chronique de sommeil – que ressentent 54 % des Français – peut avoir de multiples effets néfastes : baisse de la vigilance et de la performance, prise de poids, diabète, dépression, aggravation des troubles respiratoires et cardiovasculaires… Et pourtant nous malmenons notre sommeil, seule façon de récupérer de notre fatigue physique et psychique.

Plateforme digitale et journées portes ouvertes

Pour sensibiliser le plus grand nombre autour de ces risques sur le bien-être et la santé, l’INSV a lancé sa plateforme digitale Village Sommeil. Cet espace d’information virtuel propose des tests d’évaluation, des vidéos, des outils pour mieux gérer son sommeil, des conseils de prévention et des recommandations pratiques, ainsi que la possibilité de poser des questions aux experts de l’INSV.

Le site recense également toutes les manifestations – gratuites et ouvertes à tous – prévues dans 54 villes de France dans le cadre de la Journée du sommeil. À cette occasion, une soixantaine de centres du sommeil et autres structures spécialisées ouvriront leurs portes pour accueillir et informer le public sur les troubles et l’hygiène du sommeil. Au programme : visites des centres, conférences-débats avec des spécialistes, rencontres avec des associations de patients, animations et ateliers…

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