Maison partagée d'Angers ©Elodie Perriot – Simon de Cyrène

Santé, Sport & Bien-être

Deux maisons du vivre-ensemble 
ouvrent leurs portes à Dijon 


9 novembre 2017

Avec l’ouverture de deux nouvelles maisons partagées à Dijon, l’association Simon de Cyrène poursuit l’essaimage de son concept de cohabitation entre personnes handicapées et valides, au service du vivre-ensemble.

Jeudi 9 novembre, deux nouveaux lieux de vie Simon de Cyrène ont été inaugurés à Saint-Apollinaire près de Dijon, en Côte-d’Or. Près de 130 invités, familles, élus, mécènes, prestataires, ont répondu à l’invitation des premiers résidents et des bénévoles de l’association, qui ont ouvert grand les portes de la jeune communauté, en reconnaissance de leur contribution essentielle à la réalisation du projet.

Le point d’orgue d’une aventure initiée il y a 6 ans, sous l’impulsion d’un petit groupe d’amis et de proches de personnes cérébrolésées vivant en Bourgogne. Désireux d’importer le concept Simon de Cyrène dans la région pour répondre à un besoin local d’hébergement partagé, ces « compagnons » ont mobilisé autour d’eux le conseil départemental de la Côte-d’Or, la commune de Saint-Apollinaire, le bailleur social Orvitis et de nombreux partenaires, dont la direction régionale Bourgogne Franche-Comté d’AG2R LA MONDIALE.

Une vie partagée qui stimule et responsabilise

Au 650 cours de Gray, l’expression « vivre-ensemble » ne saurait être plus appropriée. Installés depuis le mois de juillet au rez-de-chaussée d’une résidence moderne tout juste sortie de terre, dans deux appartements lumineux de 500 m2 dotés de terrasses et d’un petit jardin, où ils disposent chacun d’un studio individuel, les nouveaux « colocataires » partagent déjà, dans la vaste et chaleureuse pièce à vivre, les actes de la vie courante – repas, tâches domestiques… – mais aussi des moments conviviaux et festifs…

Plongés – ou replongés – dans un quotidien ordinaire, les résidents non valides, cérébrolésés de naissance ou devenus handicapés suite à un accident de la vie, participent, contribuent, se responsabilisent, gagnent en autonomie. Et redeviennent acteurs de leur vie. « Après quelques semaines de vie communautaire, quelque chose se dessine déjà, se réjouit Aliénor Gibon-Guilhem, directrice de la communauté. Le plus jeune de nos résidents a 21 ans, le plus âgé 72. Des liens se tissent, défiant les générations, le handicap, les milieux sociaux. Une maison Simon de Cyrène, c’est une école de la vie. »

Une même vision de l’engagement en faveur des publics fragiles

À terme, chaque « maison » accueillera un responsable d’appartement, deux assistants de vie salariés,  trois jeunes volontaires en service civique et six adultes handicapés. Tous auront été admis à l’issue d’un long processus – dossier de candidature, entretiens, séjours de découverte et d’essai – destiné à valider leur motivation, leur adhésion au projet et leur aptitude à vivre en communauté.

Pour Isabelle Durieux-Engard, responsable du développement des activités sociales à la direction régionale d’AG2R LA MONDIALE, le 9 novembre constitue aussi la concrétisation d’une belle rencontre avec Laurent de Cherisey, fondateur de Simon de Cyrène. En 2016, l’association a été primée dans le cadre des Trophées régionaux de l’innovation sociale. Suivront un prix « Coup de cœur du public » au Salon du bien-vieillir de Dijon, puis une importante dotation pour financer l’achat de l’équipement électroménager. « Le message et les valeurs portés par Simon de Cyrène sont pleinement partagés par le Groupe, conclut Isabelle Durieux-Engard. Nous sommes heureux de l’ouverture de ces deux nouveaux lieux de vie mais notre soutien ne s’arrête pas pour autant. La suite est à écrire ensemble… »

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